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Le deuil périnatal

La perte d’un enfant peut sembler insurmontable et constitue une terrible épreuve pour les parents qui perdent littéralement une partie d’eux même. En effet, en plus de faire le deuil de leurs enfants, ces derniers voient également disparaître leur rôle de parents avec, en particulier pour ceux qui n’en possèdent pas d’autres.

Bien que la perte d’un enfant à un âge avancé soit des plus douloureuses, voir mourir son bébé à la naissance ou en cours de grossesse l’est tout autant. Certains croient que dans le cas où l’on connait pas son enfant, il est plus facile de surmonter sa mort. Or, le deuil périnatal est un véritable traumatisme soldé par une remise en question totale.

Que ce soit pour cause de maladies du nourrisson qui induisent à une interruption inopinée de la grossesse, de l’incapacité de la mère de poursuivre sa grossesse ou tout simplement d’une mort naturelle du bébé suite à l’accouchement, ce deuil périnatal est à l’origine d’une peine atroce et peut même provoquer des changements radicaux dans une famille. Ainsi, en plus des parents, cette perte bouleverse également les frères et soeurs, les grands parents et peut avoir un impact sur la vie des futurs enfants. Qui plus est, le deuil périnatal peut même avoir raison du couple. Si dans certains cas, une telle perte rapproche davantage les parents, dans d’autres, elle constitue la raison de leur séparation.

Plus particulièrement, ce deuil périnatal est en quelques sortes plus difficile à surmonter pour la mère, qui se reproche le fait d’avoir été incapable de donner vie à son enfant. Ainsi, afin de surmonter cette épreuve, elle tente de retomber enceinte rapidement afin de palier à ce manque par projection, ce qui peut engendrer plus de problèmes par la suite.

Par ailleurs, l’enterrement du défunt peut se faire d’une manière classique en faisant l’objet d’une cérémonie de commémoration ou au contraire, en adéquation avec le choix des parents, en toute intimité. En revanche, le certificat de décès n’est pas automatiquement délivré aux parents. En effet, si le nourrisson meurt à moins de quinze semaines de grossesse, il n’a pas le droit à une inscription civile et en d’autres terme, ni à un nom, ni à une reconnaissance et encore moins à un statut juridique. Ceci accroît le désarroi des parents et fait l’objet de plusieurs plaintes de la part d’associations spécialisées dans le deuil. Ces dernières tentent également d’aider les parents à surmonter cela en rapprochant les cas similaires et en leurs offrant une oreille attentive de la part de bénévoles ou de professionnels.

En somme, le deuil périnatal est bien réel et passe par les mêmes étapes qu’un autre. Pour cela, bien que le défunt n’ait pas eu une longue existence, il reste important de l’honorer et ce, en lui accordant une vraie place dans la famille. Ceci peut se traduire par l’attribution d’un véritable prénom, une place dans l’album photo familial, une commémoration de son anniversaire de décès et bien plus. De même, il est important de ne pas banaliser ce deuil et de croire que les parents peuvent rapidement passer à autre chose.

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