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Tout savoir sur la procédure de l’inhumation

Les rites funéraires sont nombreux et variables, ils diffèrent en fonction des régions, des cultures et surtout de l’appartenance religieuse. En effet, l’Homme a procédé au fil des siècles à la tenue de cérémonies funéraires pour souligner la fin de la vie d’un être cher, rendre hommage aux moments phares qui ont marqué l’existence de ce dernier et enfin, lui témoigner de l’amour, l’affection et la gratitude dont il est l’objet. Si les funérailles sont un passage particulièrement agonisant pour tous ceux qui y participent, leur organisation ne doit pas pour autant être bâclée. Les proches, amis et famille du défunt se surpassent souvent pour livrer, le jour des obsèques, un dernier hommage et un recueillement digne de leur attachement à leur proche disparu.

Il est toutefois important de souligner que, malgré l’aspect spontané, découlant de source, voire systématique dans l’enchaînement des rites, le déroulement des obsèques tel que nous le connaissons est majoritairement le résultat de démarches administratives, planification, organisation et mise en place assurées souvent par un membre de la famille du défunt.

Ce dernier, malgré le deuil, se retrouve dans l’obligation de procéder à des démarches parfois compliquées, à faire des choix importants et à assumer des dépenses financières conséquentes.

Parmi les décisions qui s’imposent lorsqu’il est question d’obsèques et de rites funéraires, la question de l’avenir de la dépouille du disparu est souvent la plus marquante. Bien que cela ne soit pas aisé à effectuer, la procédure est beaucoup plus machinale et simplifiée lorsque le défunt a laissé derrière lui des recommandations, une dernière volonté. Celle-ci doit être impérativement respectée dans les limites de la loi, car elle permet, comme souligné dans de nombreuses croyances, au défunt de quitter le monde des vivants sans tourments.

Il existe toutefois des cas plus délicats, des situations de mort subite qui ne laisse pas au disparu le temps d’exprimer une dernière volonté, un souhait quant à la manière dont il voudrait que sa dépouille soit traitée. Dans ces cas là, plusieurs choix s’offrent à la famille en termes de rites à effectuer, elle doit également opter pour l’une des deux procédures, la crémation ou l’inhumation.

Qu’est-ce que l’inhumation ?

L’inhumation est un rituel funéraire qui est rencontré dans beaucoup de cultures et religions. lI est pratiqué par l’homme depuis l’antiquité. Il s’agit d’enfouir le corps du défunt dans le sol, à l’intérieur d’un cercueil ou enveloppé dans un linceul comme il est de coutume dans certaines religions et régions du monde.

L’inhumation est une pratique réglementée par la loi, des lieux lui sont consacrés dans la majorité des pays, bien qu’il existe des exceptions pour les personnes souhaitant être enterrées dans des lieux symboliques ou dans leurs propriétés privées.

Si le terme enterrement renvoie, par abus de langage, à l’ensemble des rituels pratiqués lors des funérailles, le terme inhumation quant à lui désigne strictement l’act d’enterrement et est donc utilisé pour spécifier cette pratique. L’inhumation est, par ailleurs, souvent plus sollicitée car elle offre une protection contre la désacralisation qui s’effectue lorsque des animaux carnivores, des insectes nécrophages et certains oiseaux s’en prennent aux cadavres. Elle assure également un meilleur traitement sanitaire des corps, en freinant la propagation d’épidémies et la contamination des vivants par des germes pathogènes provenant de la décomposition de ces derniers.

En France, durant de nombreuses décennies et jusqu’à la fin du 18ème siècle, l’inhumation des fidèles était pratiquée dans la superficie de terre associée à l’église. L’enterrement dans les cimetières était de ce fait réservé aux individus exogènes aux communautés, ou à ceux dont la piété était questionnable.

Les temps ont beaucoup changé depuis et du fait de l’évolution des mentalités et des moeurs, de la mise en place d’une réglementation par la loi et aussi de l’importance accordée à la santé sanitaire, les cimetières sont de nos jours très convoités et constituent parfois l’unique choix offert aux familles.

Bien que l’inhumation soit, en principe, une procédure figée car consistant en l’enfouissement du corps dans la terre, les rituels qui lui sont associés font distinguer plusieurs types d’inhumations en fonction de la religion et de la culture du défunt et de ses proches.

L’inhumation est largement reprise dans toutes sortes de représentations artistiques et culturelles, car elle est symbolique de la fin d’une vie et de la passation vers un monde inconnu. De ce fait, plusieurs oeuvres lui sont consacrées : opéras, pièces de théâtres, peintures, symphonies, etc.

Où peut avoir lieu l’inhumation ?

L’inhumation est, certes, un acte majoritairement associé à la croyance, aux traditions et à la culture, elle est toutefois précédée par une panoplie de démarches administratives et de décisions personnelles que prend souvent un proche en fonction de sa proximité avec le défunt et des volontés exprimées par ce dernier.

Parmi les questions importantes relatives à l’acte de l’inhumation, l’endroit où peut avoir lieu la pratique de cette dernière est un passage obligatoire dans la planification des toutes les obsèques, religieuses ou non-religieuses confondues.

Autrefois, le lieu de la mise en terre n’était pas aussi réglementé qu’il l’est aujourd’hui. En effet, de nos jours, il appartient à la mairie de donner la permission pour valider toute volonté de mise en terre dans des lieux non-consacrés à cet effet. Pour l’inhumation d’un proche, il existe plusieurs possibilités :

 

  • L’inhumation dans la commune où a eu lieu le décès : en effet, si la personne décède dans un établissement de soins ou un hôpital en dehors de sa commune, il appartient à la mairie de ce territoire d’assumer les responsabilités administratives liées aux procédures post-mortem.
  • L’inhumation dans le lieu de résidence.
  • L’inhumation dans une autre commune où existe une sépulture familiale : l’inhumation en dehors de sa commune de résidence peut être permise sous condition de fournir la preuve de l’enterrement d’un membre de sa famille dans cette commune là. La permission est par conséquent accordée par le maire de la commune après examen de la demande.

 

Il existe cependant des exceptions, nous en citons quelques exemples :

  • Il est possible dans certains cas de demander l’inhumation d’un proche dans une commune autre que sa commune de résidence, le lieu de décès ou le lieu d’une sépulture familiale. Dans ce cas là, le maire de la commune peut décliner la demande sous réserve de présenter une justification.
  • Il est possible, dans le respect de la loi et des réglementations en vigueur, pour une personne de demander à être enterrée dans une propriété privée. Cela est accordé à titre exceptionnel et est donc soumis à plusieurs conditions.
  • Il est également possible pour le défunt d’être enterré dans la commune où il est inscrit dans la liste électorale dans le cas où il était établi à l’étranger au moment du décès.
  • L’inhumation dans un lieu de culte fermé est prohibée par la loi.

Compte tenu des différentes exceptions et lois en vigueur, l’inhumation dans un lieu donné peut avoir lieu de différentes manières, à savoir :

  • L’inhumation du cercueil dans une concession funéraire.
  • L’inhumation de l’urne dans une concession funéraire.
  • L’inhumation de l’urne ou du cercueil dans un caveau.
  • L’inhumation de l’urne dans un columbarium (après incinération).

Combien coûte un enterrement ?

En moment de deuil, devoir penser aux dépenses relatives à l’enterrement peut parfois sembler déroutant. Pourtant, c’est un passage obligatoire qui peut être facilité lorsque la question a été anticipée par le défunt lui-même. En effet, plusieurs personnes procèdent elles-même à la planification et à l’économisation des frais liés aux démarches et aux prestations funéraires qui leur seront accordées. Lorsque cette démarche n’a pas été effectuée au préalable par le défunt, un membre de sa famille s’en occupe. Pour amoindrir le coût de la cérémonie, il est important d’effectuer un comparatif entre les tarifs proposés par les différentes agences de pompes funèbres opérant dans les environs.

Bien que le manque de concurrence dans le domaine des pompes funèbres contribue à garder les tarifs à un niveau assez élevé, il reste toutefois possible d’organiser des obsèques à un prix moindre en gardant en tête certains points importants, parmi lesquels nous citons :

  • Dans le cas de la disparition soudaine d’un proche, il est important de garder en tête que la famille possède un délai de 6 jours pour organiser les obsèques. Cela permet de ne pas céder à la pression de certaines agences de pompes funèbres qui parfois, peuvent persuader leurs clients d’adhérer à des prestations secondaires et coûteuses.
  • Procéder à un comparatif entre les différentes agences qui existent dans la région afin de choisir la meilleure offre. La comparaison entre les différentes prestations doit s’effectuer en fonction du prix du premier cercueil, les tarifs des honoraires et le tarif du corbillard et des porteurs.
  • Une fois la sélection effectuée, demander un devis est garanti par la loi et permet de se mettre au courant des coûts réels des différentes prestations proposées par l’agence de pompes funèbres.

Comme souligné ci-dessus, les agences de pompes funèbres proposent plusieurs services, certains sont obligatoires, stipulés et réglementés par la loi, d’autres sont facultatifs et laissés au choix des personnes. Faire la différence entre ces deux types de prestations permet de choisir en toute connaissance de cause et surtout d’organiser des funérailles en fonction de son budget.

Liste des frais obligatoires

  • Les frais relatifs à l’achat du cercueil : il faut compter entre 300€ et 2000€.
  • Les frais des porteurs qui s’occupent de transporter le cercueil après mise en bière.
  • Les tarifs relatifs à la pose de scellés sur le cercueil du défunt.
  • Les frais du corbillard.
  • Les tarifs liés aux démarches administratives.

Liste des frais facultatifs

  • Les tarifs liés aux soins apportés au corps du défunt. Il faut compter entre 50€ et 550€ pour cette prestation facultative.
  • Les frais relatifs à la chambre funéraire.
  • Le prix des fleurs.
  • Le prix de la plaque à souvenir.
  • Les tarifs relatifs à la pierre tombale : pour cela, il faut compter entre 1000€ à 3500€.

Déroulement de la mise en terre

L’enterrement du corps d’un défunt se fait obligatoirement à l’intérieur d’un cercueil. En France, cela est stipulé par la loi. Le déroulement des étapes de la mise en terre est assumé par l’agence de pompes funèbres en présence des proches et de la famille du défunt. Le moment de l’inhumation dans le cimetière est une étape particulièrement émouvante pour les proches du défunt qui en profitent pour lui rendre un dernier hommage. Prières et recueillements sont souvent présents durant la cérémonie d’inhumation. Quelques différences peuvent être notées en fonction de l’appartenance religieuse et des croyances du défunt et de ses proches. La procédure de l’inhumation suit généralement un schéma de quelques étapes :

  • D’abord a lieu l’arrivée du cercueil contenant le corps du défunt après avoir été transporté de la chambre funéraire.
  • Ensuite, le transport du cercueil depuis le véhicule jusqu’au lieu de l’enterrement à l’intérieur du cimetière. Cette tâche est assumée par les porteurs désignés par l’agence de pompes funèbres.
  • Enfin, la mise en terre du cercueil. En fonction des croyances et de l’appartenance religieuses, des prières peuvent être adressées et un moment de recueillement peut être marqué, avant ou après la mise en terre.

L’inhumation selon les croyances

L’inhumation est une procédure funéraire rencontrées dans presque toutes les religions, elle est adoptée par une majorité en France et dans les pays où le Christianisme, l’Islam et le Judaïsme sont omniprésents. Le déroulement des rites liés à l’inhumation peut fortement varier d’une religion à une autre, parfois même au sein de la même religion. En effet, certaines variations peuvent être notées entre la branche d’une religion et une autre. Toutefois, la majorité des religions s’accordent sur la forte symbolique de l’inhumation en tant que pratique funéraire. Les croyants y voient un hommage rendu à l’homme et une sacralisation du corps qui est ainsi préservé des agressions extérieures dans l’enfouissement de la terre.

L’inhumation, de par ses finalités, à savoir le choix de la pierre tombale et l’aspect final de la tombe, offre aux familles endeuillées une forme de matérialisation de leur deuil. Cela permet aux familles de retrouver une consolation matérielle dans la disparition de leur proche.

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