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L’enterrement juif

Dans les trois religions du livre, la mort n’est pas considérée comme la fin, mais plutôt le début d’une vie éternelle. Cependant, certaines croyances ainsi que les rites religieux diffèrent d’une religion à une autre ; les rites funéraires ne font pas exception.

Dans le judaïsme, les traditions varient d’une région du monde à une autre, mais les obsèques restent tout de même simples en général.

Avant l’enterrement

Un mort juif ne doit surtout pas être touché avant que son âme n’ait quitté son corps, de peur que la proximité fasse obstruction. Il est d’usage de proclamer à voix haute la devise d’Israël (‘Deut. 6,4’) : « Chema Israël, écoute Israël, le Seigneur est notre Dieu, le Seigneur est un » pour facilité son voyage vers le royaume céleste.

Après s’être assuré que son âme a bien quitté son corps paisiblement et dans les meilleures conditions, on peut alors le toucher pour le mettre dans une position plus respectueuse, ainsi que lui fermer les yeux et la bouche.

Il est à présent temps de lui faire une toilette complète qu’on surnomme ‘Tahara’ (purification). Étant obligatoire et soumise à un rituel bien stricte, c’est le rôle de la ‘Hevra Kadisha’ qui est constituée d’hommes et femmes pieux et dévoués qui vont laver le corps du défunt et le recouvrir d’un linge blanc, pour que personne ne puisse plus jamais revoir son visage, et garder l’image qu’il renvoyait de son vivant.

L’enterrement

La simplicité et la sobriété sont de mise. Tout le monde s’habille le plus sobrement possible en évitant les ornement superflus et les bijoux trop voyants. Le port de la kippa est obligatoire pour les hommes. Apporter des fleurs aussi est à éviter, même si ce n’est pas strictement interdit il est tout de même préférable de s’en abstenir.

Il est également d’usage, lors d’obsèques juifs que les sept plus proches parents du défunt (parents, partenaire de vie, enfants, frères et soeurs ) déchirent une petite partie de leurs vêtements au niveau du coeur pour témoigner leurs chagrin.

La cérémonie hébraïque se déroule au cimetière, non à la synagogue. Le cercueil est descendu pendant la lecture de l’éloge funèbre ‘Tsidouk Hadin’ par le rabbin. Avant de quitter le cimetière, il est de coutume de se laver les mains et de ne pas les sécher, signe que le défunt demeurera dans leurs pensées.

Le deuil

Après l’enterrement du défunt, vient la période de deuil. Même si les juifs croient en une vie après la mort, cela n’en reste pas moins tragique. Le deuil juif se fait en trois étapes. Elles sont imposées au sept plus proches parents du défunt.

Durant la première semaine, toute source de plaisir est interdite, ils ne peuvent pas travailler, sortir de la maison, se laver, laver leurs vêtements, lire la Torah, porter du cuir et se raser. L’heure est au chagrin et à la méditation sur le sens de la vie. Pour Chabbat, les obligations sont levées en hommage à la sainteté du jour.

Jusqu’à la fin du mois, et donc durant trois autres semaines, cela se poursuit, mais avec des règles moins rigoureuses, plus particulièrement celles concernant l’habillement et la toilette.

Après cette période, seuls les enfants restent en deuil jusqu’au onzième mois, en priant chaque jour à la synagogue pour le repos de l’âme de leur parent.

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